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Chroniques

Choisir un camp de vacances
9 avril 2010


Bon an, mal an, près de 300 000 enfants, adolescents et personnes handicapées fréquentent un camp de jour ou un camp de vacances. «Ces endroits offrent une occasion merveilleuse de relever des défis et d’améliorer l’estime de soi ; de plus, ils favorisent le développement social et l’autonomie, explique Yves Dubois, directeur de l’Association des camps certifiés du Québec (ACQ). Il s’agit d’une expérience extraordinaire. »

Avant d’envoyer leur progéniture dans un camp, les parents veulent toutefois être certains qu’ils y seront en sécurité. « Le problème, c’est que la législation québécoise n’encadre pas le fonctionnement des camps de vacances et de jour, ajoute M. Dubois. N’importe qui peut décider d’ouvrir un camp du jour au lendemain, sans avoir besoin de permis. »

Un environnement sécuritaire
C’est justement pour remédier à la situation que l’ACQ a été fondée en 1961. Cet organisme à but non lucratif regroupe 150 camps certifiés. Pour être membres, les camps doivent respecter plus de 60 normes relatives à la sécurité, au personnel, à la programmation et à l’hygiène. Les parents ont ainsi l’assurance que leur progéniture est entre bonnes mains. Pour trouver un camp certifié, consultez le www.camps.qc.ca.

Selon M. Dubois, l’ACQ insiste particulièrement sur la formation du personnel. « Les animateurs sont choisis avec soin et doivent suivre 60 heures – 50 dans le cas des camps de jour – de formation portant sur la sécurité et les techniques d’animation et d’intervention auprès des enfants. Chaque camp doit respecter un rapport moniteur-enfants basé sur l’âge et les besoins de la clientèle. Afin de s’assurer que les animateurs ont la maturité nécessaire pour veiller sur les jeunes, on exige qu’ils soient âgés d’au moins 17 ans. » En outre, il doit toujours y avoir, par groupe de 25 campeurs, un secouriste capable d’administrer les premiers soins.

Afin d’offrir un milieu sain et sécuritaire, l’ACQ exige que les camps veillent à la qualité de l’eau de consommation et de l’eau de baignade. Pour combler les besoins nutritionnels des enfants en pleine croissance, il faut que les menus soient approuvés par une diététiste et respectent les recommandations du Guide alimentaire canadien. Enfin, la programmation doit être adaptée à l’âge et aux capacités de l’enfant.

Pour tous les goûts

Il existe des camps pour tous les goûts. Les activités en plein air occupent presque toujours une place de choix, mais certains camps sont spécialisés, par exemple en théâtre, en équitation ou en danse. Pour faire un bon choix, l’ACQ conseille de discuter avec votre jeune de ses rêves et de ses champs d’intérêt. Est-il un émule d’Einstein ou de Picasso ? un amant de la nature ? un petit rat de l’opéra ? Prenez le temps de présenter les diverses possibilités à votre enfant afin de connaître ce qu’il a envie de faire.

Autre point à considérer : l’hébergement. Dormir sous la tente a du charme, mais les parents dont l’enfant a une santé fragile préféreront peut-être une autre forme de gîte, comme un dortoir, ou encore un chalet où les chambres sont plus confortables. Intéressez-vous aussi à la situation géographique du camp. Certains sont à quelques kilomètres de Montréal et offrent même le transport aller-retour gratuit, mais d’autres sont en Gaspésie, en Outaouais, en Mauricie-Bois-Francs. La distance peut avoir de l’importance au moment de transporter son rejeton.

Enfin, tenez compte de votre budget. Il faut prévoir de 350 $ à 1200 $ pour un séjour de deux semaines dans un camp de vacances et de 90 $ à 275 $ par semaine pour la fréquentation d’un camp de jour. Le prix varie beaucoup d’un camp à l’autre. Certains offrent aussi des tarifs réduits aux personnes à faible revenu.

Vous trouverez bon nombre de renseignements sur ce sujet dans le Magazine des camps certifiés offert sur le site de l’ACQ. Enfin, de nombreux camps tiennent au printemps des journées portes ouvertes. Profitez de cet événement pour discuter avec le directeur du camp et les animateurs ainsi que pour donner à votre enfant un aperçu de l’aventure qui l’attend.

Le paiement

Camps de vacances et camps de jour privés sont assujettis à certaines dispositions de la Loi sur la protection du consommateur, soit celles qui régissent les contrats de services à exécution successive. Cette section de la loi protège les consommateurs relativement aux modalités de paiement, d’annulation et de remboursement. (À noter : elle ne s’applique pas aux établissements publics : commissions scolaires, municipalités, établissements scolaires, etc.)

En vertu de ces dispositions, le camp ne peut percevoir des frais d’inscription ou un paiement avant le début du séjour de l’enfant. En outre, il n’a pas le droit d’exiger le paiement total du séjour en un seul versement. La loi prévoit un minimum de deux versements sensiblement égaux, qui couvrent deux périodes de longueur semblable. Par exemple, dans le cas d’un séjour de deux semaines, on pourrait payer le premier versement au début et acquitter le solde vers le milieu.

«Maman, viens me chercher »

Après quatre jours au camp, votre enfant vous supplie de venir le chercher. À retenir, au cas où vous jugeriez bon d’accéder à sa demande : vous pouvez résilier un contrat de services à exécution successive en tout temps et à votre discrétion. Vous devez procéder en envoyant le formulaire de résiliation annexé au contrat ou tout autre avis écrit. Si le contrat est résilié avant le début de la prestation de services, on ne peut rien vous demander à titre de dédommagement. Si le séjour est commencé, on peut exiger le paiement des services qui ont déjà été fournis. Dans ce cas, il peut s’ajouter une pénalité qui représente la plus petite des sommes suivantes : 50 $ ou 10 % du prix des services prévus et non rendus. Quant au commerçant – le camp dans votre cas –, il doit, s’il y a lieu, faire parvenir le remboursement dans les 10 jours après la résiliation du contrat. Pour en connaître davantage sur les contrats de services à exécution successive, vous pouvez consulter le site Internet de l’Office de la protection du consommateur : www.opc.gouv.qc.ca.



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