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Mollo avec les produits d'entretien chimiques!
Par Isabelle Bergeron
14 septembre 2006
Désinfectant, détergent pour la lessive, dissolvant pour les taches... Ces produits vous sont familiers si vous faites partie des Québécois qui dépensent en moyenne 2500 $ par année pour leur achat. Ce que vous ignorez peut-être cependant, c’est qu’ils peuvent être dommageables pour votre santé.
Les produits d’entretien contiennent des substances chimiques : formaldéhyde, toluène, éthers de glycol, etc. Selon diverses études, ces substance pourraient entraîner, à long terme, des effets néfastes sur la santé : perturbation du système endocrinien, dommages au foie et aux reins, allergies, dysfonctionnement du système reproducteur, cancer… De nombreuses recherches démontrent également les dangers de l’utilisation résidentielle des pesticides : certaines formes de cancer, trouble du développement du fœtus et de l’enfant, etc. Si tout le monde court des risques en étant exposé à ces substances, certains groupes sont plus vulnérables que d’autres. C’est notamment le cas des personnes allergiques, asthmatiques et hypersensibles, des femmes enceintes ou qui allaitent, et aussi des enfants dont le développement risque d’être perturbé de façon irréversible.
Il est donc prudent d’utiliser ces produits avec circonspection et de suivre scrupuleusement le mode d’emploi. Mieux encore : vous pouvez opter pour des produits naturels ou écologiques. Des exemples? Le jus de citron enlève la graisse et les taches des miroirs et de la vaisselle, le bicarbonate de sodium constitue une bonne poudre à récurer, en plus d’assouplir les tissus, de désodoriser et de déboucher les drains. Vous trouverez d’autres solutions de rechange sur le site de
Greenpeace (www.greenpeace.ca - À vous d’agir – trucs et astuces).
En vertu du Règlement sur les produits chimiques et les contenants de consommation, de plus en plus de produits nettoyants doivent afficher un pictogramme de dangerosité, mais ces mises en garde ne portent que sur les risques à court terme. En outre, les fabricants ne sont pas tenus d’indiquer, sur l’emballage, la liste des ingrédients contenus dans leurs produits. En ce qui a trait aux pesticides, certaines améliorations ont été apportées à la nouvelle Loi sur les produits antiparasitaires, et le gouvernement provincial a adopté, en 2003, le Code de gestion des pesticides qui propose des normes plus strictes afin de minimiser les risques rattachés à leur utilisation. Cependant, il reste beaucoup de travail à faire, notamment pour mieux informer et sensibiliser les consommateurs, et pour réduire la présence des substances chimiques et des pesticides de façon considérable dans notre environnement.